

Cette quatrième histoire de ma série d’Halloween, « Lanéac », est un peu différente des autres : un peu plus courte, c’est une nouvelle de 76 pages, mais surtout échappée au cadre habituel de la série. Alors que chaque histoire suit l’autre à un an d’écart, avec les mêmes personnages, mais un personnage principal nouveau et différent à chaque fois, « Un soir de lumières » se déroule en même temps que « Eulalie et l’envoûtement d’Halloween ». C’est un roman plus intime, qui suit deux personnages uniquement, Rose et Nathan. Les deux sont liés aux personnages que nous connaissons, ce sont des cousins, mais ils resteront en tête-à-tête pendant toute cette soirée d’Halloween !
Pour la petite histoire, j’ai écrit celle-ci à l’occasion d’un appel à textes des éditions Nathan (il est désormais exceptionnel que j’envoie un texte à des éditeurs) : il fallait écrire une très courte nouvelle (ils parlaient de « roman », mais vu le nombre de signes imposés c’était une nouvelinette ^-^), une romance, dans un cadre au choix. Je me suis intéressée à l’exercice parce que j’avais le cadre idéal de Lanéac, un soir d’Halloween, pour me guider. J’ai également fait le choix de deux personnes qui se connaissent depuis longtemps : développer une romance crédible et touchante entre deux inconnus en si peu de lignes me paraissait impossible.
Finalement mon texte n’a pas été retenu (à mon soulagement, pour tout avouer : d’abord les couvertures de la collection sont moches, oupsi ^-^ et ensuite je m’y étais attachée, à cette histoire, et je voulais la garder pour moi ! :D) et j’ai ainsi pu l’éditer moi-même, avec le numéro 4 dans la série Lanéac ! 🙂 J’en ai profité pour la remplumer un peu, n’étant plus limitée par un nombre de signes maximum.
C’est le soir d’Halloween.
Pour la première fois depuis trois ans, Rose revient à Lanéac,
la petite ville bretonne des vacances de son enfance – jusqu’au jour
où elle décida ne plus vouloir y aller.
Lanéac, avec ses promesses d’automne flamboyant,
de fête d’Halloween joyeuse, Lanéac où elle va enfin revoir
Nathan, son ami de toujours.
Sur le quai de la petite gare, l’ambiance est à la fête
et le cœur de Rose se serre, joie et crainte mêlées :
que lui réserve cette nuit de Samhain ?
Comme pour toutes les histoires de cette série, à l’exception du tout premier, ses pages sont enrichies d’illustrations d’Amandine Labarre, dessinées au crayon puis mises en couleurs par ma fille Iris. C’est à chaque fois un bonheur de réfléchir à ces illustrations, d’en discuter avec Amandine, puis de les voir apparaître, comme par magie !



J’ai beaucoup aimé développer, via cette histoire, la réalité de ce que pourrait être une vie avec des pouvoirs magiques, surtout atypiques. De même, j’ai trouvé intéressant de mettre en scène une personne, Rose, dénuée de toute magie dans une famille de surnaturels.
J’ai aussi profité de cette histoire pour dénoncer, « en passant », le comportement insupportable de certains hommes dans l’espace public. J’ai trouvé très satisfaisant de mettre une scène une héroïne avec du répondant, mais aussi une intervention qui, si elle n’était pas indispensable, nous offre un agréable sentiment de « bien fait ! » ^-^
J’ai adoré aussi mettre en valeur la poésie d’une soirée romantique d’Halloween, tout en rappelant que ce jour était aussi celui où les morts, ceux qui nous manquent et nous manqueront toujours. Et j’ai tout aussi adoré saupoudrer le tout d’humour !
Si Rose et Nathan sont de tout nouveaux personnages, vous aurez le plaisir de les revoir dans la cinquième histoire d’Halloween , « L’improbable Halloween de Nino ». Et dans plein d’autres histoires ensuite, j’espère ! 🙂
Vous trouverez ce livre, et tous les autres de la série, dans ma boutique, ici 🙂
