Webster – Ellen-Emerson White

J’ai lu aujourd’hui cet adorable roman jeunesse qui était dans ma PAL depuis peu, une recommandation d’un ami lecteur 🙂 (oui je l’ai gobé aujourd’hui, idéal pour un dimanche de migraine 😖).

C’est une histoire adorable, touchante et très drôle, où le narrateur est un chien. Celui-ci, rebaptisé Webster par le refuge, se fait appeler Bad Hat (« Mauvaise Graine »), par les autres protégés du refuge : après plusieurs adoptions catastrophiques et pas mal de maltraitances, il a en effet décidé de fuir à la moindre occasion et de devenir un hors-la-loi célèbre.

Ah oui, les chiens et chats parlent comme vous et moi, en secret ! Les voix des différents animaux sont excellentes, très marrantes et très justes, malgré la fantastique extrapolation anthropomorphique (j’ai eu un peu peur au début, mais c’est suffisamment imaginé de manière délirante pour qu’on passe outre l’invraisemblance et profite à fond de l’histoire).

L’ambiance est très cosy et réconfortante, les malheurs de Webster alias Bad Hat sont derrière lui, même s’il ne veut pas y croire et tente toujours de mener la grande vie, de fugue en fugue. Hélas (ou pas 😊) loin de terroriser la population par de sinistres apparitions, il finit par accomplir moult actes héroïques en compagnie de ses amis – oups pardon collègues !
Enfin, ça c’est pour le jour… La nuit c’est soirée pyjama croquettes et télé avec les chiens et chats du refuge, en douce ! 😄

Le ton est vraiment parfait, drôle sans être niais. La leçon derrière tout ça est évidente, mais pas moralisatrice du tout. L’histoire montre qu’il a aussi plein de gens bien, prêts à s’occuper d’un animal errant ou abandonné.

Un des points que j’ai préférés est que si le caractère de chaque animal est très romancé pour les besoins de l’histoire, on retrouve nettement les traits des animaux susceptibles d’être abandonnés, l’autrice sait manifestement de quoi elle parle : chiot qui grandit trop, devenant énorme, chiot qui se comporte comme un chiot (et donc fait des « bêtises », Webster est ainsi convaincu d’être « mauvais »), hyper activité, âgé avancé, problèmes médicaux, mauvaise sociabilisation (chat), chien de travail inadapté (un Berger Allemand adorable mais avec une mémoire de truite – bref pas assez malin pour le job), un chien trop excité et aboyeur, etc.

Seul bémol, une fin précipitée, c’est bien dommage.

Ce livre n’est pas traduit, mais s’il vous tente il n’est pas trop long et facile à lire ! Il faudra simplement chercher quelques idiomes si vous n’êtes pas familier avec la langue, pour pouvoir profiter pleinement de l’humour 🙂

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